Le Paris Saint-Germain fait face à une problématique récurrente au poste de latéral droit : l’absence de véritable doublure pour Achraf Hakimi. Alors que Luis Campos explore plusieurs pistes pour renforcer ce secteur défensif, l’une d’elles s’éloigne progressivement. L’international marocain, utilisé à outrance cette saison, incarne une fragilité structurelle dans l’effectif parisien qui pourrait devenir problématique en cas de blessure prolongée.
Achraf Hakimi, une utilisation intensive sans alternative crédible
Depuis le début de la saison, le latéral droit du PSG cumule 742 minutes de jeu en Ligue 1, ne cédant sa place que rarement. Seul Willian Pacho, le défenseur équatorien, le surpasse avec 784 minutes disputées. Cette sollicitation constante révèle une dépendance particulière envers Hakimi, d’autant que Marquinhos, en troisième position, n’en totalise que 630.
Luis Enrique pratique régulièrement la rotation dans l’effectif parisien, notamment en championnat. Pourtant, Hakimi a débuté 5 des 6 rencontres de L1 disputées jusqu’à présent. Lors de son absence sur blessure face à l’OM (défaite 2-1) et contre Strasbourg (victoire 3-1), c’est Warren Zaïre-Emery, attaquant reconverti en défenseur, qui a occupé le poste. Une solution purement transitoire qui souligne l’insuffisance de l’effectif à ce poste.
Les ambitions de Luis Campos pour un renforcement défensif
Cet été, le Paris Saint-Germain a décidé de donner une doublure à Nuno Mendes en recrutant Lucas Digne au poste d’arrière gauche. Une approche stratégique qui devait logiquement s’étendre au flanc droit, mais le transfert n’a jamais abouti. Désormais, Luis Campos explore plusieurs pistes pour offrir une véritable alternative à Hakimi, conscient des risques inhérents à cette carence.
Le directeur sportif parisien avait initialement jeté son dévolu sur Emanuele Lulli, prometteur latéral droit de l’AS Roma âgé de 19 ans. L’Italien a attiré les convoitises de plusieurs géants européens, dont Arsenal, Manchester United, Manchester City, Chelsea, Tottenham et Liverpool. Cependant, cette piste s’est progressivement éloignée du projet parisien.
Emanuele Lulli : le dossier qui s’éteint progressivement
Les négociations entre l’AS Roma et Emanuele Lulli progressent en réalité dans une direction diamétralement opposée aux intérêts parisiens. Selon les révélations de Nicolò Schira, le club giallorossi avance bien dans les discussions pour prolonger le contrat du jeune défenseur jusqu’en juin 2031. Cette extension s’accompagnera d’une augmentation salariale substantielle, consolidant le statut de Lulli à Rome.
Avec une telle prolongation en vue, il devient hautement improbable que l’international italien quitte la Capitale pour un projet extérieur. Son statut de titulaire en Serie A pourrait effectivement être remis en question ailleurs, ce qui constitue un frein majeur à son départ. Pour le PSG, la fenêtre d’opportunité se referme graduellement sur ce dossier.
Vers une orientation française pour le recrutement défensif
Face à l’éloignement de la piste italienne, le PSG réoriente progressivement son regard vers le marché français. Mahamadou Nagida de Rennes figurait parmi les options sérieuses, incarnant le profil du jeune talent capable de grandir dans l’environnement parisien. Mais c’est davantage vers les pépites de Ligue 1 que se concentrent désormais les efforts.
Parmi les cinq autres défenseurs suivis activement, figure Ismaëlo Ganiou de Lens, un arrière central de 21 ans capable d’évoluer également à droite. Ce polyvalent des Sang et Or pourrait correspondre au profil recherché par Campos : jeune, formé en France, avec une marge de progression importante. L’option française pourrait ainsi prendre davantage d’ampleur à mesure que les pistes étrangères se ferment.
Le contexte structurel du mercato PSG et ses défis
La question d’une doublure pour Achraf Hakimi interroge plus largement la stratégie de recrutement du PSG. Nombreux observateurs se sont interrogés dès l’été 2026 sur l’absence de recrutement au poste d’arrière droit, particulièrement en prévision de la CAN 2025 qui aurait pu le priver de son latéral phare. Cette omission n’était pas accidentelle mais plutôt révélatrice d’une approche hésitante.
Les pistes portugaises restent d’ailleurs surveillées en parallèle, notamment en direction d’Alberto Costa du FC Porto. Le directeur sportif parisien n’a cessé d’explorer différentes avenues, conscient que cette carence pourrait s’avérer problématique lors de la seconde partie de saison.
Une stratégie à court terme contrainte par les réalités du marché
L’absence de solution immédiate pousse le PSG à s’adapter rapidement. La déception relative avec Lucas Digne, bien qu’efficace, a influencé les réflexions du club parisien. L’institution n’a pas trouvé durant l’intersaison le latéral droit capable de servir utilement tout en acceptant un rôle de second plan sans réclamer d’emblée une place de titulaire.
Cette dynamique complexe du marché des transferts oblige Paris à explorer davantage la Ligue 1, où les talents sont plus accessibles et les conditions négociables plus souples. L’effectif parisien doit donc s’enrichir de profils en développement plutôt que d’expériences confirmées.
Implications sur le projet de jeu de Luis Enrique
L’entraîneur parisien s’adapte à cette réalité, acceptant une utilisation plus intensive du Marocain malgré les risques de fatigue. La rotation pratiquée sur d’autres secteurs du terrain n’a pas trouvé son équivalent au poste de latéral droit, questionnant l’ajustement tactique du projet. Le club compte désormais recruter rapidement afin de sécuriser son secteur défensif avant que les blessures ne compliquent davantage la situation.
Source: www.topmercato.com
0 commentaires